Changer l’usage d’un bâtiment professionnel : une autre façon de créer de la valeur

Un bâtiment professionnel n’est pas nécessairement condamné à conserver toute sa vie la fonction pour laquelle il a été conçu.

L’évolution des entreprises, des territoires et des usages peut progressivement rendre certains immeubles moins adaptés à leur marché. Des bureaux deviennent difficiles à commercialiser. Un local commercial perd de son attractivité. Un bâtiment d’activité ne répond plus aux attentes des utilisateurs.

Pour autant, l’actif peut conserver des qualités essentielles : un emplacement, une structure, du foncier ou une configuration offrant d’autres possibilités.

Dès lors, une question mérite parfois d’être posée avant d’envisager une vente ou des travaux importants :

et si la valeur du bâtiment résidait dans un autre usage ?

Pourquoi certains bâtiments professionnels deviennent-ils moins adaptés ?

L’immobilier d’entreprise accompagne les transformations économiques.

Les besoins des entreprises évoluent, tout comme leurs critères d’implantation. Les organisations du travail changent, les exigences techniques progressent et certains secteurs géographiques se transforment.

Par conséquent, un immeuble parfaitement adapté il y a quinze ou vingt ans peut aujourd’hui rencontrer davantage de difficultés.

Cela ne signifie pas nécessairement que le bâtiment a perdu toute valeur.

Il peut simplement exister un décalage entre son usage actuel et la demande immobilière présente sur son secteur.

Avant de conclure à l’obsolescence d’un actif, il convient donc d’étudier son environnement, ses caractéristiques et les autres usages susceptibles d’y trouver leur place.

Cette réflexion peut ouvrir de nouvelles perspectives de valorisation.

Changer d’usage : de quoi parle-t-on réellement ?

Dans le langage courant, transformer un bâtiment peut désigner des réalités très différentes.

Il peut s’agir de modifier l’organisation intérieure, de redistribuer les surfaces, de diviser un ensemble immobilier ou d’envisager une utilisation différente.

Cependant, dès lors que la fonction d’un immeuble évolue, les questions deviennent également urbanistiques, techniques et réglementaires.

Toutes les transformations ne sont pas possibles partout ni dans les mêmes conditions.

Le document d’urbanisme applicable, la destination et la sous-destination des locaux, les caractéristiques du bâtiment ou encore la nature des travaux envisagés doivent notamment être étudiés.

Le potentiel doit donc toujours être distingué de la faisabilité.

Imaginer une nouvelle utilisation constitue le début de la réflexion, pas sa conclusion.

Transformer des bureaux devenus inadaptés

Les bureaux constituent un bon exemple de cette évolution des usages.

Certains immeubles tertiaires peuvent présenter des plateaux, une localisation ou des caractéristiques qui répondent moins bien aux attentes actuelles des entreprises.

Avant d’envisager une transformation profonde, plusieurs solutions peuvent être étudiées : redistribution des espaces, division, amélioration des prestations ou repositionnement commercial.

Dans certaines configurations, une évolution plus importante de l’usage peut également être envisagée.

Mais la transformation d’un immeuble de bureaux ne se décrète pas.

Structure, lumière naturelle, accès, stationnement, réseaux, règles d’urbanisme et contraintes techniques peuvent fortement influencer la faisabilité économique du projet.

Le raisonnement doit donc partir du bâtiment réel, et non uniquement de la destination souhaitée.

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Un local commercial peut-il accueillir une autre activité ?

Les évolutions des centres-villes et des polarités commerciales conduisent également certains propriétaires à s’interroger sur l’avenir de leurs locaux.

Un emplacement peut devenir moins adapté au commerce traditionnel tout en conservant de l’intérêt pour une activité de services, une profession libérale ou d’autres usages compatibles avec le secteur.

Là encore, la transformation doit être étudiée avec précaution.

La configuration des locaux, leur accessibilité, leur environnement commercial, la copropriété lorsqu’elle existe et les règles applicables peuvent conditionner le projet.

Dans certains cas, maintenir artificiellement un usage devenu peu demandé peut prolonger la vacance.

Réinterroger le positionnement du bien peut alors constituer une véritable stratégie immobilière.

Diviser plutôt que changer complètement d’usage

Changer l’usage d’un bâtiment professionnel pour créer de la valeur
Bureaux, activité, commerce ou services : repenser l’usage d’un bâtiment professionnel peut permettre de révéler son potentiel.

Créer de la valeur ne suppose pas toujours de transformer radicalement un bâtiment.

Parfois, la bonne réponse consiste simplement à adapter sa taille au marché.

Un bâtiment de plusieurs milliers de mètres carrés peut rencontrer peu de demande auprès d’un utilisateur unique, alors que plusieurs entreprises recherchent simultanément des surfaces plus réduites.

La division peut alors permettre de repositionner l’actif.

Toutefois, elle implique bien davantage que l’installation de simples cloisons.

Accès indépendants, réseaux, stationnements, sécurité, circulations, comptages, parties communes et fonctionnement futur de l’ensemble doivent être anticipés.

Une division pertinente doit être pensée à partir des attentes du marché tout autant que des possibilités techniques du bâtiment.

Le marché doit rester le point de départ

Une transformation immobilière peut être techniquement réalisable sans être économiquement pertinente.

C’est un point essentiel.

Avant d’engager des études et des travaux, il convient d’identifier la demande susceptible d’exister une fois le bâtiment transformé.

Quels utilisateurs pourraient être intéressés ? Quelles surfaces recherchent-ils ? À quelles valeurs locatives ou vénales ? Quelle offre concurrente existe déjà ?

Le scénario de transformation doit ensuite être confronté à son coût.

Créer une nouvelle valeur ne signifie donc pas réaliser le maximum de travaux possible. Il s’agit d’engager ceux que le marché est susceptible de reconnaître.

Transformer un bâtiment peut modifier sa valeur… mais pas automatiquement

Un propriétaire peut naturellement espérer qu’un changement d’usage ou une restructuration augmente la valeur de son patrimoine.

Cependant, cette création de valeur n’est jamais mécanique.

Elle dépend du coût des travaux, des autorisations nécessaires, des délais, du risque pris et surtout de la valeur du produit immobilier obtenu.

L’analyse peut donc comparer plusieurs scénarios : conservation du bâtiment en l’état, rénovation, division, transformation ou cession.

Cette approche permet de raisonner non seulement sur la valeur actuelle du bien, mais également sur son potentiel.

Elle évite surtout d’engager une opération importante sans avoir préalablement confronté le projet à la réalité du marché.

À Nantes, regarder autrement les bâtiments existants

À Nantes et en Loire-Atlantique, les mutations urbaines et économiques conduisent progressivement à porter un autre regard sur le parc immobilier existant.

Lorsqu’un foncier est déjà artificialisé et qu’un bâtiment bénéficie d’une implantation intéressante, sa transformation peut constituer une piste à étudier avant d’envisager sa disparition ou son remplacement.

Cette réflexion rejoint plus largement les enjeux actuels de sobriété foncière : mieux utiliser l’existant avant de consommer de nouvelles ressources foncières.

Pour autant, chaque immeuble reste un cas particulier.

Chez Loire Océan Expansion, nous accompagnons propriétaires, entreprises et investisseurs dans l’analyse, la commercialisation et la valorisation de leurs actifs immobiliers professionnels.

Car parfois, pour révéler la valeur d’un bâtiment, il faut commencer par ne plus le regarder uniquement pour ce qu’il est aujourd’hui.

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